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5 jours sans téléphone ni Internet... Aaargh!


 

Quelques jolis mots de Muriel (complice): "Un participant à un Café Déclic n'est pas seulement un écoutant, c'est aussi quelqu'un qui veut développer sa connaissance de soi à travers l'autre, l'intervenant. Celui-ci fait briller une étoile qu'on a déjà en nous".

Après la somptueuse journée Déclic du 7 août, pas moyen d'actualiser le site depuis Vérossaz où une panne de téléphonie m'a mise au chômage technique! Une horreur, tout à coup, j'ai eu le temps de:
- Réfléchir vraiment à l'avenir des Déclics
- Regarder les papillons danser dans le soleil
- Cuisiner autre chose que des crépettes surgelées
- Cueillir ces framboises qui me narguaient depuis longtemps
- Courtiser mon bien-aimé...
Bref, tout à coup, je me demande ce qui se passerait de profondément humain si une panne gigantesque nous mettait tous off-line...
Eh, stop, mais ça va pas la tête? Toutes les informations concernant les Cafés Déclics passent par internet, que ce soit via le site Déclics et Cie, par les infolettres, par les courriels aux mémentos des journaux ! 
Oh là là voilà que je réalise que les Cafés Déclics ne tiennent vraiment qu'à un fil !
Bon, je vais quand-même essayer de dormir cette nuit, salut.
Christine (organisatrice)

 

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LES CHRONIQUES DE DECLICS ET CIE

 

L'écologie joyeuse?

Maintenant on l’a bien compris, nous devons tous devenir les champions de la lutte contre le réchauffement climatique. Pour ce faire, on nous culpabilise à tout va avec des titres de film comme « nos enfants nous accuseront! » ou des reportages dévastateurs sur la mer d'Aral qui, personnellement, ne me donnent qu'une seule envie: me glisser dans mes plumes (d'impuissance) et me laisser mourir (bilan carbone enfin nul).Bien-sûr, une prise de conscience est nécessaire, bien-sûr... mais une fois qu'on a compris le désastre, être planéto-amoureux, ça peut aussi être une expérience joyeuse, qui se fait à petits pas consciencieux, sans se couvrir la tête de cendres: mitonner une soupe avec tous les légumes du pays qu'on aura trouvé... et se laisser surprendre par son goût, miam! Parquer une Smart en ville plutôt qu'une Cayenne ne comporte que des avantages, non? Se procurer une radio en bioplastique de maïs à manivelle permet d'écouter les Matinales... en se musclant les bras (2 minutes pour ½ heure d'écoute!). Construire sa maison bio en Angleterre, comme l'a fait un jeune anglais, ça demande simplement de trouver un terrain et de récupérer tout ce qui traîne alentour! Vous ne me croyez pas? Découvrez cette maison façon Seigneur des Anneaux, minergie de chez minergie, bâtie en 4 mois avec seulement 6'000 francs en poche... C'est pas extraordinaire, ça? Et des exemples comme celui-là, le Net en fourmille...

L'écologie peut être joyeuse, à nous de jouer!

Christine Ley

Aimer c'est la moitié de croire... (Victor Hugo)

Déroutante citation qui dans notre co-création de ce dimanche sur l’amour nous a un peu laissé sur notre faim. « Croire c’est la moitié d’aimer » auraient préféré certains. Quelle moitié ?

Encore une fois, le mot est prétexte à la réflexion plutôt que réponse prête-à-porter. Chacun rebondit de l’interprétation de l’autre, la pousse plus loin, s’en distancie ou s’en imprègne, bref s’en enrichit.
J’aimerais apporter, avec si possible la délicatesse de celui qui n’est certain que de l’incertitude de son interprétation, un éclairage nouveau (par rapport à notre échange).
Nous avons dans les déclics-cafés la plus extrême prudence à entrer dans le champ des religions, ni par athéisme, ni par intégrisme, ni par prosélytisme, mais plutôt pour éviter tous ces mots en –isme. Ce champ là est miné, et nous le savons. Mais pour cette citation, un petit regard vers le monde de la foi nous semble une bonne clé de compréhension.
Victor Hugo était d’ailleurs, comme nous essayons de l’être, imprégné d’une foi personnelle et non enfermante, un anticlérical profondément croyant, paradoxe plein de sens, s’intéressant à tous les courants, qu’ils soient druidiques ou soufis et bien d’autre encore. Il reproche à l'Église le carcan dans laquelle celle-ci enferme la foi. Sans juger ni vouloir entrer dans un tel débat, il nous parait néanmoins  intéressant de réfléchir à cette citation du point de vue de la foi.
L’amour fait partie de la foi, l’enracine, et pas seulement de la foi chrétienne d’ailleurs. On pourrait s’attendre à entendre que l’amour est la foi, que l’amour est croire, mais Hugo n’y met que la moitié. Il ne suffit donc pas d’aimer. Aimer sans discernement ne mène pas loin. Aimer sans conscience non plus. Et à quelques lettre près aimer sans confiance guère plus.
Quand on entend « aimer c’est la moitié de croire », on se demande bien sûr de quoi est faite l’autre moitié.
Ca me plaît d’imaginer que Victor pensait peut-être à la conscience et à la confiance, guides éclairés d’un amour vrai, de l'amour pur du don que les Grecs auraient appelé Agapè.

Michel Finsterwald, coach complice, www.comme-le-vent.com le 8 janvier 2010

 

 

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Un de nos anciens intervenants, Philippe Derudder, nous envoie ses voeux 2010... Piquant, riche, émouvant, questionnant! Lire ici

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2010 - VIVE LES MAUVAISES RESOLUTIONS !!!

Avec quelques complices, on a décidé de prendre de très mauvaises résolutions... C’est vrai quoi on en a marre de courir partout comme des lapins (quand ce n’est pas b… comme eux), de s'adrénaliser dans les embouteillages, de réconforter nos amis dans la peine... par SMS (!), de ne plus prendre une minute pour vérifier formes et couleurs des nuages (très important)… bref on a décidé de prendre la tangente complète de notre époque actuelle, quitte à passer pour des ringards à deux doigts de la fin: on a choisir de RAAAALENTIIIIR.
2010  ANNEE DE LA LENTEUR
Rien que de l’écrire on se sent mieux… Et concrètement, ça veut dire quoi nous demanderez-vous (et même si vous ne le demandez pas on va vous le dire !)
- Partir un quart d’heure avant l’heure de départ prévue pour son boulot/un rendez-vous et boire un café en discutant avec notre voisin de table si on arrive trop tôt (ça fera marcher le petit commerce)

- Scruter régulièrement le ciel pour être capable de préciser au pied levé sa couleur

- Inviter ses amis (anciens et nouveaux) pour le thé

- Se commettre dans des hénaurmes siestes
- Circuler à vélo (bon pour le C02 en sus)
- Accepter de faire les choses totalement imparfaitement
- Respirer, respirer, respirer jusqu’au fond du fond du ventre même si c'est disgracieux
- Aller au ciné à 14h
Bref plein de mauvaises résolutions pour une époque qui veut que tout aille VIIIIITE. Un délice!!!

Christine, le 29 décembre 2009

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Le mot d'un complice...

Alice, celle du pays de merveilles, connaissait un lapin. Ce lapin aimait les non-anniversaires plus que les anniversaires car il y en a plus dans l'année. Je pense qu'il devait aussi, comme moi, préférer les non-Noëls aux Noëls, pour les mêmes raisons.

J'aime l'esprit de Noël, l'esprit vrai. C'est celui du don, de la cohésion familiale et sociale. N'est-ce pas le jour privilégié de l'offrande, celui …où traditionnellement on donne plus que d'habitude aux mendiants à la sortie de l'office, ...où désuètement  on donne des étrennes au concierge ou à la postière, et ...où familialement surtout on donne à ses proches, famille, amis. C'est le jour de la cohésion sociale, où on se préoccupe des solitudes, où on se soucie des laissés pour compte. Parfois aussi où on règle des comptes. Le jour où on peut se laisser toucher par la grâce pendant la messe de minuit, malgré une digestion souvent un peu lourde. C'est précisément pour toutes ces raisons que j'aimerais que Noël soit fêté tous les jours, plutôt qu'une fois l'an.
Les enfants adorent les cadeaux – moi aussi , et je n'ai pas changé - , mais il s'agit de voir plus loin que le cadeau. Il ne s'agit pas d'enlever le cadeau qui émerveille l'enfant en fêtant Noël comme nous le faisons, mais il s'agit pour nous les grands de voir plus loin, au delà, ulteïa. Alors, nous, « les grands », essayons de fêter aussi tous les jours les non-Noëls de l'aide aux autres (sans s'oublier), de la solidarité (sans s'oublier), de la joie intangible (sans s'oublier), et de la paix du coeur (sans s'oublier). Alors Noël retrouvera cette belle place qui est la sienne, non seulement au coeur de l'enfant, mais aussi dans celui de l'homme, au sens large et beau du terme.

Michel Finsterwald, le 20 décembre 2009

 

 
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